Journal d’expatriation : Février 2020

par Miryam
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Il est enfin de retour après un an d’absence. Voici venu le Journal d’expatriation du mois de février 2020 … Voyons voir ce qui s’est passé ce mois-ci du côté de l’Allemagne …

Il y a bien longtemps que je n’avais pas repris la plume pour vous raconter mes aventures mensuelles. Manque de temps, d’envie et pour être franche une grosse baisse de régime depuis mon installation à Bayreuth. Le dernier journal d’expatriation remonte à l’année dernière alors que j’étais encore à Francfort sur le Main. Ça me semble si lointain. Presque une autre vie …

Le mois des changements

Février a été le mois des changements. Il n’y a pas d’autres mots. En effet, après des mois de souffrance, de stress, d’angoisse j’avais décidé qu’il fallait que je mette fin à mon calvaire. Mi-janvier j’ai demandé à quitter l’une des écoles où j’étais assistante de français car je ne pouvais plus supporter l’acharnement ni le harcèlement moral des professeurs et de la direction. C’était trop. Ça devenait insupportable de se coucher la boule au ventre le lundi soir pour aller travailler le mardi. Je ne voulais pas l’admettre et encore moins le croire mais ce n’était que le début d’un burn-out. Difficile de devoir gérer deux jobs et des études très exigeantes. Je ne m’en plains pas, j’adore ce que j’étudie. Je suis très heureuse dans mon université et très heureuse de travailler comme assistante de recherche, mais plus du tout heureuse d’être assistante de français.

Si je dois revenir sur le contexte, je dirais que le mois de janvier a été stressant car j’étais dans la phase des examens et j’avais trois exposés à préparer, conjugué à l’assistanat et à mon travail au département des langues romanes qui venait de débuter. Le fait de tout combiner était tout simplement trop. J’ai donc pris la décision de contacter le CIEP et le PAD, les deux organismes français et allemand qui gèrent le programme des assistants de langue afin d’expliquer mon problème. Mais j’ai juste eu la mauvaise impression d’être la patate chaude qu’on se refile. Loin très loin de l’image que je me faisais de l’assistanat et loin des deux années que j’avais vécue à Linz et à Francfort sur le Main. Et ne parlons même pas du Ministère de l’Éducation en Bavière qui a fait la sourde oreille et n’a même cherché ou proposer une alternative. Je ne suis plus assistante de français depuis le 21 février 2020. Ma dernière année d’assistanat s’achève ainsi. Il y a un peu d’amertume et en même temps, même si je sais que ce sera dur je me sens soulagée.

L’inconnu

En perdant mon travail d’assistante, évidemment, je me retrouve dans l’inconnu. C’est le flou total mais j’essaye de relativiser en me disant que je finirais bien par trouver une solution. Mais tout de même, étant une personne de nature anxieuse, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. À mon arrivée à Bayreuth en octobre, j’avais commencé les démarches pour obtenir le BAföG, la bourse allemande mais j’en suis encore au point mort car on me réclame des papiers et quand je les fournis on m’en réclame encore. C’est à n’en plus finir. Je peux vous affirmer que l’administration allemande n’a rien à envier à la française. C’est même pire ! Donc je m’accroche à la quantité astronomique de papiers à rendre en espérant que ça fonctionne sinon je n’aurais plus qu’à plier bagages et rentrer en France … Mais je ne m’avoue pas vaincue !

Le mois des voyages

Avec tout ça, j’avais vraiment besoin d’une pause et surtout de changer d’air. En janvier, avant que mon contrat ne se termine, j’ai pris un billet pour Berlin pour le week-end juste après mes examens. Quoi de mieux que Berlin et un week-end avec mon amie Teaso pour se changer les idées ? Comme toujours, on a passé un bon moment lors de cette 19ème édition de Miryam à Berlin, sans prise de tête et avec juste l’envie de passer du temps ensemble.

Le 20 février, je me suis envolée pour Paris. Avant de repartir le surlendemain pour un séjour à Saint-Pétersbourg en Russie ! Billet réservé sur un coup de tête, un dimanche de janvier alors que j’étais au téléphone avec ma mère pendant une pause dans mes révisions. La Russie, c’était un vieux rêve de petite fille pour la fan d’Anastasia que je suis. Je voulais à mon tour essayer non pas le « froid de décembre » mais le « froid de février ». Et c’était au delà de mes espérances, Saint-Pétersbourg m’a enchantée, bouleversée et conquise. Je n’ai qu’une hâte y retourner aussi vite que possible !

Et toi mars ?

Le mois de mars a débuté en douceur et sous la grisaille parisienne. Je suis rentrée de Saint-Pétersbourg, il y a presque une semaine déjà. C’est fou de voir à quelle vitesse le temps file. Le mois de Mars s’annonce parisien. Et oui, plus d’assistanat, ce qui veut dire deux mois et demi de vacances. En effet, à l’université nous avons ce qu’on appelle la période du Vorlesungfrei à l’université jusqu’à fin avril. C’est la période à laquelle les cours n’ont pas lieu et où on en profite pour écrire des dossiers pour les séminaires etc. De mon côté, je ne vais pas chômer. J’ai prévu de mettre à profit ce temps libre pour faire des remplacements au centre de loisirs, ça mettra un peu de beurre dans les épinards.

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Journal d'expatriation : Février 2020 | Nuage Nomade 3 mars 2020 - 14 h 51 min

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