Bonjour Bayreuth !

par Miryam
0 commentaire

Après Mannheim, Linz puis un crochet par Paris et une année passée à Francfort, me voilà dans une nouvelle ville, une nouvelle région pour un nouveau chapitre de ma vie à Bayreuth, en Bavière.

Willkommen à Bayreuth !

J’ai débarqué à Bayreuth voilà quelques mois, depuis le 03 octobre 2019 très exactement. Un débarquement dans le flou le plus total et le plus absolu. En 4 ans de vie à l’étranger, je n’ai jamais vécue un emménagement aussi difficile. Ça a été extrêmement dur. Je dois avouer qu’avant mon départ, j’étais très partagée entre l’excitation – je touchais enfin au but, j’allais étudier en Allemagne – et la peur. J’avais peur car je commençais mon travail d’assistante de français dans deux écoles, il fallait donc s’adapter à un nouvel environnement de travail – ce n’est pas le plus dur – mais arriver dans une ville où je n’avais jamais mis les pieds avant et sans logement, c’est quelque chose que j’ai eu énormément de mal à vivre. Mais il fallait tenir coûte que coûte, ce n’était que le début d’une période compliquée. Je me suis retrouvée à vivre chez une enseignante et son mari, le sous-directeur de l’autre école où j’ai été affectée. Au début ça allait, je prenais mon rythme entre les écoles et l’université. J’essayais de m’adapter et de prendre mes marques. La chance avait enfin décider de me sourire, j’ai trouvé un appartement 2 jours après mon arrivée mais il fallait attendre la fin du mois pour m’y installer …

Les semaines qui suivirent sont sans nulles doute celles que j’ai le plus mal vécues dans ma vie. Je me suis sentie littéralement submergée par un flot d’émotions, de l’angoisse, la peur, le stress, la peur de mal faire, de devoir gérer dix milles choses à la fois. Je suis une personne très indépendante, je ne supporte pas de devoir dépendre de quelqu’un et ça dans tous les domaines alors dans cette situation c’était quelque chose que j’ai eu du mal à supporter car ça se termine mal en général. C’est ce qui est arrivé par la force des choses. Suite à un clash avec l’enseignante, je suis partie. Il ne fait pas bon avoir un rhume … Et c’est là que je me suis retrouvée chez Victor un ami de l’université et sa femme Tina, qui m’ont très gentiment accueilli chez eux pour la dernière semaine avant mon installation. Je pouvais de nouveau respirer.

Le bonheur d’avoir un chez soi

Le 31 octobre 2019 j’ai ENFIN signé mon bail. J’avais un toit sur ma tête et fini de dépendre des autres. Les premiers jours furent une sorte de remake de « Martine fait du camping », je n’avais strictement rien et je devais attendre la livraison des meubles pour la semaine suivante. Mais je n’ai, je crois, jamais été aussi heureuse d’être chez moi. C’est pas l’appartement idéal, mais je l’aime bien. Il est grand, je m’y sens bien et c’est bien là le plus important. Je n’ai pas fini de l’emménager mais ça commence à ressembler à quelque chose.

Retrouver les bancs de la fac …

Cette installation à Bayreuth, c’était surtout car je pouvais enfin réaliser mon rêve. Ce pourquoi je me bats depuis des années. Je pouvais enfin continuer mes études dans un système universitaire qui me parle et où je n’ai pas l’impression d’être noyée et perdue dans la masse. J’ai été acceptée en Master Études Francophones à l’Université de Bayreuth. Vous allez me dire, mais pourquoi Bayreuth ? Parce que c’est la seule université d’Allemagne spécialisée dans les études africaines et c’était aussi et surtout une recommandation d’un de mes anciens enseignants. Alors me voilà !
De ce côté là, je me sens hyper épanouie et véritablement à ma place. Le système universitaire allemand est si différent du français tant en terme de relation humaine que dans le contenu des enseignements. Bref, c’est ce qu’il me fallait. Et puis, je dois dire que j’aime bien le campus très à taille humaine, ce qui aide.

Gérer deux emplois à la fois

Cette année, et pour la dernière fois je suis assistante de français en même temps que je fais mon Master. Je dois donc gérer deux écoles (enfin, non, plus qu’une puisque l’autre école où j’étais affectée à décider de se retirer du contrat, il y a quelques jours). Pour être franche, j’en suis bien contente ! Je me sentais terriblement mal dans cette école depuis mon arrivée donc tant mieux. Mais de l’autre côté, je suis plongée dans le flou total car je ne sais pas ce qui m’attend pour la suite. L’autre école où je suis assistante n’a pas l’air trop d’accord pour que je puisse avoir mes 12h par semaine chez eux, au lieu de 6h comme au début. Donc on va voir ce que tout ça va donner en terme de salaire car clairement ça s’annonce très très compliqué s’il n’y a pas de solution possible … Je me console en me disant que dans mon école de rattachement, ça se passe très bien. Les profs sont sympa, les élèves adorable comme tout et ça, ça vaut beaucoup.

En plus, de l’assistanat, je travaille comme assistante de recherche à l’université pour le département où j’étudie. J’ai retrouvé un job que j’ai absolument adoré faire quand j’étais en Erasmus à Mannheim. Ce n’est pas transcendant, mais ça a le mérite de m’offrir une expérience intéressante, c’est déjà ça.

***

C’est donc après une très longue pause que le blog reprend du service avec cet article. Histoire de vous donner quelques nouvelles de Bayreuth. J’ai tellement de retard avec les articles, j’essayerais de combler le retard le plus rapidement possible maintenant que j’ai un peu plus de temps libre … Mais sachez, que je suis contente de reprendre le blog en main et très heureuse de vous retrouver …

0 commentaire
0

Un nuage d'articles ?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.