Deux ans d’expatriation … et après ?

Me voilà de retour d’Autriche depuis très exactement 31 jours, 4 heures et 35 minutes. C’est fini.
Les 9 mois passés là-bas se sont envolés, il est temps de réfléchir à la suite …

C’est drôle, parce que Facebook m’a très justement rappelé mardi à 18h, le 27 juin 2016 que je me trouvais dans le train du retour. Je quittais mon Allemagne, après 10 mois d’Erasmus avec ma soeur et mes 4 valises.
Là encore les 10 mois passés là-bas se sont envolés. J’ai l’impression que le mois de juin est toujours aussi bizarre, à vrai dire, j’ai cette impression depuis que je suis petite, ça fait donc 26 ans que ça dure. Sans doute parce que je savais que c’était synonyme de fin d’année et donc de changement de classe. Je déteste cette période de l’année parce que je ne sais jamais à quelle sauce je serais mangé à la rentrée, ce qui a tendance à me faire peur. Me voici de retour, chez mes parents après deux ans d’expatriation, deux ans d’indépendance et pour être honnête, c’est difficile de se réacclimater.

Et maintenant ? C’est la grande question. Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je veux ? Pour être tout à fait honnête, j’ai beaucoup d’idées (comme très souvent) mais très peu de marge de manoeuvre pour mener à bien mes projets. Peut-être que vous allez m’aider, on dit toujours qu’à plusieurs, c’est toujours plus facile d’avoir des idées alors essayons …

Rentrer à Mannheim … 

Si vous m’avez suivi, c’est l’idée de départ qui germe dans ma tête depuis très longtemps.
On m’avait offert de reprendre ma place d’assistante de recherche à l’université, au département des langues romanes et en parallèle de poursuivre mes études en Master. C’était le plan prévu en partant d’Allemagne, il y a un an. Partir en Autriche, ramasser un peu d’argent et voir autre chose et revenir. Sauf que c’était trop beau pour être vrai, du moins c’était facile tant l’idée était simpliste. Mais c’est sans compter les complications – je trouve ma vie toujours trop compliquée – car rien ne se déroule jamais comme je veux.
Tout à commencer par le fait que je n’ai pas eu la bourse du DAAD et pour être honnête ça m’a complètement refroidi parce que financièrement s’engager dans des études à l’étranger, même en Allemagne ça reste cher : logement, aménagement, factures, courses, frais universitaires, etc …

Je me suis donc mise en quête d’une solution de repli et grâce à une de mes profs, j’ai eu un emploi d’enseignante de Français à l’Institut Français. Sauf qu’il y a un mais. Clairement, ce n’est pas du tout bien payé et donc insuffisant pour payer un loyer. J’ai donc continué mes recherches et postuler à divers endroits sans forcément aboutir à quelque chose pour le moment …

Pour être tout à fait honnête, j’attends la réponse du poste de lectrice à l’Université de Heidelberg, si ça ne se fait pas et bien tant pis. Dans tous les cas et comme je n’avais aucune envie de rester à ne rien faire, j’ai trouvé un Master que je peux faire à distance avec l’Université de Caen et en parallèle, un DU de FLE, ce qui fait que là où j’irai je pourrais continuer mes études quoi qu’il arrive …

À l’aveugle … 

La seconde idée et ce serait, je dois bien l’avouer, le rêve de ma vie. Cette idée a germé de façon totalement hasardeuse. J’étais simplement en train de chercher sur le site de l’Institut Français des annonces, et je suis tombé sur cette annonce complètement incroyable mais vrai pour moi. L’Institut Français de Berlin cherchait des enseignants de Français en freelance, pour minimum 10h par semaine avec soit des adultes ou des enfants et ados. Et en parallèle travailler sur le DELF. Ce qui est idéal pour moi, ça me permettrait de travailler et donc d’avoir une certaine indépendance financière et faire mes études en même temps en vivant dans ma ville de coeur. Le combo parfait.
J’ai donc écrit la meilleure lettre de motivation de ma vie, en y mettant tout mon coeur et mon énergie, soigné mon CV et envoyé le tout. 4 heures après, j’ai reçu une réponse – ni positive, ni négative – ça donnait quelque chose comme « Venez à Berlin et recontactez-moi une fois installé. »

Sur le papier, c’est juste hyper simple donc en gros, je plie bagages et je pars à Berlin totalement à l’aveugle en attendant qu’on me propose quelque chose. Si je n’étais pas aussi « terre à terre », je n’aurais pas du tout attendu toutes ces années pour le faire, croyez-moi.

En attend, je laisse cette idée dans un coin de ma tête, à voir. Je vais attendre qu’on me recontacte parce qu’apparemment, ils organisent des entretiens pédagogiques pour les candidats non-diplômés en FLE. À voir …

Prendre le large … 

La troisième idée est la plus « faisable » des trois. L’idée est d’aller au Maroc, y rester quelque temps et me concentrer sur mon projet de mémoire. Cette idée de mémoire germe dans ma tête depuis Mannheim où j’ai eu un séminaire sur la mondialisation du livre. Ce fut un vrai électrochoc, j’ai compris que …

1. De la recherche, je ferais et donc … un Doctorat (La fille trop motivée !)
2. De littérature, je parlerais
3. Si de littérature je parlerais, ce sera de littérature francophone mais … du Maroc !

Oui, vous l’aurez compris, j’ai envie de développer mon travail sur la littérature et l’édition francophone pendant et après la colonisation au Maroc. Si ça doit se faire, en toute logique, ce serait une excellente idée d’aller au Maroc et d’y faire mes recherches. J’ai la chance d’avoir une amie d’enfance (Sabrina si tu passes par là) qui est journaliste et qui a la possibilité de m’aider grâce à des éditeurs/ libraires/écrivain(e)s qu’elle connait …

Et voyons le bon côté des choses : pas besoin de trouver un appartement, ni de payer un loyer.
Ça pourrait me permettre de faire quelques économies et de renouer avec le pays qui m’a vu naître …
Cette solution, je pense sera celle du dernier recours.
Et en plus, j’ai vu que l’Institut Français de Kénitra, ville à 30km de Rabat (où mes parents ont une maison) est à la recherche d’enseignant de Français. Je n’ai pas osé postuler, la distance n’aide pas et je n’ai pas mon permis de conduire …

Voilà où j’en suis actuellement. Revenir d’expatriation quand on ne sait pas ce qui nous attend après est assez difficile à vivre. C’est toujours très compliqué de faire des projets. Les prochaines semaines, je vais me concentrer sur la réponse quand au Master, ce sera déjà une chose en moins, quant au reste …

Qui vivra verra …

 

 

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13 commentaires

  1. C’est déjà bien d’avoir des projets : qu’ils soient à l’aveugle ou pas. Cela fait un mois que tu es rentrée. Comme le dit Mathylde laisse le temps au temps. Je suis et certaine que tu y verras plus clair. Je sais c’est simple à dire mais il faut vraiment être patiente (je déteste la patience mais obligée !!). Dans tous les cas essaie de faire ce qui te plairait le plus ;). Bises Holy

    1. J’aime bien avoir des projets si je sais qu’ils vont se concrétiser sinon ça me frustre et en général, ça fini mal …
      Je suis patiente en général, mais des fois c’est pas évident quand tu vois que tu essayes de s’en sortir mais que ça ne marche pas. Bisous <3

  2. Tout ces projets ! J’espère qu’un d’eux finira par aboutir, dans tous les cas je viendrai te voir où tu seras :p Je ne connais pas bien l’Allemagne et encore moins le Maroc ahah ! Je croise les doigts pour toi pour que ce que tu veux finisse par aboutir 🙂

  3. je croise les doigts pr que le projet qui te corresponde le + aboutisse
    je ne sais pas si tu supporterais d aller à l aventure engendrer des frais pr quelque chose de non sûre
    en espèrant que la réponse de Manheim
    difficile ce situations où tu ne sais quoi faire
    peur de prendre la mauvaise décision
    je t envoie pleins de bonnes ondes

  4. J’imagine que le retour ne doit pas être très facile, passer d’une vie indépendante à un retour chez ses parents ce n’est jamais évident.
    En tout cas tu as pleins de beaux projets et j’ai hâte de découvrir quel sera finalement le projet que tu retiendra (en espérant que ce soit celui qui te plait le plus !). On croise les doigts pour toi !

    1. C’est ça, et puis gérer la maladie de ma mère c’est compliqué aussi. Bref, j’ai juste hâte de partir en vacances et essayer de décompresser.
      J’essaye de jeter des bouteilles à la mer un peu partout, on verra bien. C’est très gentil ! Merci <3

  5. Tes projets sont super intéressants !
    Ce n’est pas évident de choisir, parfois on se sent à un carrefour et il y a plein dde possibilités mais il faut faire un choix. Un choix qui « changera tout ». Bien stressant. Mais captivant.
    Je me dis toujours que ce sont les opportunités qui te feront choisir si TOi tu n’arrives pas à te décider.
    je te souhaite bonne chance ! Bon courage et surtout de réaliser ce (ou voire TOUS ces) projet(s) ! 🙂

    1. C’est un peu comme ma vie … Un bazar!
      Non, et en général les choix comme ça j’essaye de ne pas avoir à en faire parce que c’est toujours super difficile. Alors j’essaye d’être la plus pragmatique possible et de réfléchir toujours un milliard de fois avant de me décider. Parfois jusqu’à m’en rendre malade. Et si vraiment je n’y arrive pas, je laisses les opportunités décider pour moi … C’est parfois bien plus simple.

      Merci beaucoup ! 🙂

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