Expatriation : Partir ou rester ?

Comme vous avez pu le lire, si vous suivez mes aventures, je m’apprête à partir en Autriche pour une année en tant qu’assistante de français. Le départ approche à très grands pas …


Mais ce départ n’est pas de tout repos. Les doutes commencent à faire leur apparitions. Malheureusement, suite à quelques déboires mon départ fut retardé parce que mes clés ont connues quelques mésaventures avec la Poste. D’ailleurs, vous pouvez retrouver toute cette histoire dans l’article Les joies de l’expatriation en Autriche : départ et autres galères.

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Le tracas des clés est passé, et maintenant c’est autre chose qui me tracasse. Le 20 septembre 2016. Voilà une date qui restera graver à jamais dans ma mémoire. C’est la date à laquelle j’ai appris que ma maman, avait un cancer du sein. Voilà une nouvelle extrêmement difficile à gérer surtout quand on est censé partir à plus de 1000 kilomètres de chez soi dans quelques jours. Comment partir quand on apprend une nouvelle pareille ?

La culpabilité, la peur mais surtout les doutes, c’est ce que je ressens depuis que nous avons appris la nouvelle. Pour être honnête, je me suis même dit que ce ne serait pas plus mal de tout plaquer pour rester auprès de ma mère. Il faut savoir que ma mère et moi avons une relation très fusionnelle. C’est donc doublement difficile de partir et de la laisser, j’ai la terrible impression de l’abandonner. C’était déjà un peu dur de me dire que je partirais et que nous n’aurions pas l’occasion de nous voir aussi souvent que possible. Alors, savoir maintenant qu’elle est malade, et qu’elle devra surmonter tout ça sans que je ne sois à ses côtés est très difficile pour moi.

J’ai tout remis en question : moi-même mais également mes choix. Je me suis même demandé pourquoi j’avais choisi l’Autriche, je me suis dit que c’était une idée absolument stupide de partir dans ces conditions. Mais ma mère m’a rappelé que j’avais cette chance de partir, elle m’a aussi rappeler tous les efforts que j’avais faits pour y arriver, toutes ces heures de travail à la crèche à Mannheim et au département des langues romanes. Mais surtout, elle m’a rappelé qu’il ne fallait jamais vivre en ayant des regrets.

Alors nous avons trouvé un compromis, je pourrais revenir en France aussi souvent que possible. Pour cela, j’ai pris la décision d’en parler à ma tutrice en lui expliquant la situation.
Je lui ai demandé si je pouvais avoir le vendredi de libre ce qui me permettrait de pouvoir organiser des allers-retours entre Linz et Paris pour pouvoir voir ma mère.
Elle m’a répondu tout à l’heure, en me disant que c’était d’accord. Du coup c’est vraiment un gros soulagement.

Partir n’est jamais évident, même si c’est un choix que l’on fait. On a tous vécu ce moment où à l’approche du départ, on se remettait en question, mais on remettait également en question nos choix. On se demandait si c’était effectivement une bonne idée ou si nous ne faisions pas une erreur. Mais comme dit ma courageuse maman, il ne faut pas vivre avec des regrets …

 

 

 

 

 

 

Merci Alex pour tes mots et ton réconfort. ❤

 

 

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17 commentaires

  1. J’ai bien cru comprendre qu’une mauvaise nouvelle était arrivée. Je ne peux que te souhaiter du courage et essayer de dire que oui, c’est la bonne décision. Tu ne l’abandonnes pas, tu n’es pas si loin, même s’il faut changer trois ou quatre fois. Et si tu dois partir en cours d’année, hé bien tu partiras. Courage !

    1. Merci Kenza pour tes mots. Ça me touche vraiment beaucoup. C’est également ce qu’elle a dit. De toute façon, dans un sens je ne peux pas reculer. Mais je suis quand même super soulagée que ma tutrice ait accepter de me laisser le vendredi de libre. Merci ! 🙂

  2. Ce n’est pas une mauvaise décision. Ta maman a tour à fait raison !!! Regretter c’est pire que tout. Courage pour l’installation et surtout c’est chouette (même si c’est long) que tu puisses rentrer toutes les semaines.

    1. Oui c’est clair, les regrets ont tendance à vraiment pourrir la vie. Oui, on va essayé, je suis en train de m’acheter un vélo en ce moment. Je ne vais pas rentrer toutes les semaines parce que je n’ai pas de voiture et encore moins le permis #pastaper :p
      Donc si je rentre, c’est le combo train+ avion. Heureusement que depuis quelques temps, il y a des liaisons Vienne-Paris avec Transavia et Vueling à des prix attractifs. Du coup, je pense rentrer une fois par mois, et si urgence il y a ce sera plus. Merci ! 🙂

  3. Oh làlà 🙁 je suis d’accord avec ta maman, il ne faut jamais rien regretté, et je suis sûre qu’elle est super fière de toi! Tout le monde n’a pas l’opportunité de vivre cette expérience, et tu l’as méritée. C’est super de pouvoir avoir l’occasion de revenir souvent pour la voir, vous serez toujours aussi proches mais différemment, vous allez partager de nouvelles choses, c’est super ! Je croise les doigts pour sa santé !

  4. Bonjour,
    Je découvre ton blog via celui de Kenza. Je comprends que cette mauvaise t’ait fait tout reconsidérer… mais je suis persuadée que tu as pris la bonne décision, la France et l’Autriche ne sont pas si loin l’une de l’autre, et avec ton vendredi après-midi tu pourras faire des allers-retours facilement. J’espère que ta maman va bien 🙂
    Aurélie.

    1. Bonsoir Aurélie et merci beaucoup pour ton passage par ici! Ça me touche beaucoup.
      En faite, c’est un peu le paradoxe j’ai constaté ça depuis quelques jours, c’est proche et en même temps loin.
      Elle va bien, elle va commencé ses séances de chimiothérapie dans une semaine, j’aurais beaucoup voulu y être mais malheureusement c’est pas possible.

        1. Pas mal du tout! Je vois de plus en plus de personne qui partent ou qui veulent partir au Canada, du coup ça m’intrigue beaucoup! Je dois commencer à réfléchir à ma prochaine destination bientôt … 🙂

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