L’assistanat, une aventure douce-amère

Parce que l’assistanat, c’est des moments de joies mais aussi de peine …

Je ne sais pas si c’est parce que la fin commence à approcher, mais je commence à faire doucement, mais sûrement le point de ces mois d’assistanat en Autriche. Cet article n’est pas un bilan, je ne pense pas avoir encore assez de recul pour ça, c’est juste l’expression d’un ras-le-bol général.

Comme vous le savez, je suis assistante sur deux établissements à Linz, l’un est un lycée public où je passe la plupart de mon temps du lundi au mercredi. Le second, où je suis seulement le jeudi est un lycée privé catholique.

Je vous l’ai dit précédemment, c’est parfois assez compliqué dans cet établissement parce que j’avais l’impression de pas être à ma place, et c’est drôle de voir que finalement ce n’était peut-être pas si faux et ce qui me semblait être une impression s’est avéré assez juste.
Je pense que je suis arrivée au point où j’ai besoin de mettre des mots sur ce mal-être. Je subis depuis des mois cette situation en me disant que je devais prendre sur moi parce que peut-être que ce n’était qu’une fausse impression et que ça passerait avec le temps.
Mais jeudi dernier, a était le jeudi de trop sans doute, me faire venir une heure plutôt alors que les terminales n’ont plus cours, m’ajouter une heure de plus avec une classe de grands débutants que je ne connais pas, et me dire de rester 1h de plus pour corriger des copies alors que ce n’est pas mon travail. C’est la goutte qui a fait déborder le vase et j’ai complètement craqué.

Tout ce que j’ai accumulé depuis des mois : le stress de vivre la maladie de ma mère de loin, essayé de garder le moral à tout prix pour ne pas la stresser davantage, courir d’une école à l’autre, se plier aux volontés des profs, gérer la pression et la distance, les insomnies du mercredi parce que je suis trop angoissée, se sentir rejeter par certains profs, avoir l’impression d’être une serpillière, subir des critiques injustes. C’était sans doute trop. Je n’en pouvais plus, tout ce stress et cette angoisse que j’avais accumulé depuis des mois est sorti et j’ai complètement craquer émotionnellement.

Mais tout ça n’est qu’une infime partie de mon trouble. Je dois aussi gérer l’après-assistanat, et ça c’est loin, vraiment très loin d’être évident.

Tout ça pour vous dire que sur le papier l’assistanat est une aventure géniale, on se dit que ce sera une belle année à l’étranger, enrichissante et passionnante parce qu’on va se rendre utile auprès d’élèves qui ont besoin de notre aide. C’était d’ailleurs ma motivation première quand j’ai décidé de faire ce programme. Malheureusement, force est de constater que ce n’est pas si simple. La vie d’assistant de langue n’est pas faite que de moments de joies loin s’en faut. Il me reste 30 jours avant la fin de mon contrat, et pour être honnête je suis bien heureuse de ne pas rester une année de plus en Autriche …

 

 

 

 

 

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10 Commentaires

  1. Je suis désolée de te lire au bout moralement, épuisée et déçue… Je pense fort à toi et j’espère que ça ira, très bientôt.

    1. Merci Alexandra, c’est très gentil de ta part. Je m’accroche, ça va aller. Il ne reste plus que quelques semaines et ce sera fini. 🙂

  2. Oh ma pauvre je comprends mieux l’histoire des chaussettes… 🙁
    Je pense, pour vivre une situation similaire en ce moment sur ce point, que la maladie de ta mère a été un gros facteur dans tout ça. C’est déjà trop lourd à porter pour supporter quoi que ce soit de plus, et on est à fleur de peau en continu malgré nous.
    Tu as vécu une grosse accumulation de choses pas faciles et tu en sors bientôt, allez courage…
    Coeur coeur coeur !!!

    1. Voilà …
      Oui, ça c’est évident, c’est indéniable même. J’ai fait de mon mieux pour gérer tout ça en plus de leurs remarques désagréables sur le fait que j’ai osé demander un jeudi.
      C’est ce que je me dis, ce ne fut pas évident mais j’encaisse. J’essaye de relativiser mais ça non plus c’est pas facile. Gérer une maladie à distance c’est vraiment violent et très dur.
      Merci merci 🙂
      coeur coeur coeur coeur !!!

  3. Tu es une warrior ! T’as été courageuse de subir tout ça depuis autant de temps et comme je te disais la dernière fois, ne change pas, tu vaux bien mieux que ceux qui te font ces choses ! Tu peux compter sur tes copines pour te remonter la moral :-* Ce dernier mois va vite passer, plein de courage <3 <3 <3 <3

    1. T’es un amour Adeline ! Merci. 🙂
      Je vais essayer, c’est promis. Oui, c’est très gentil d’ailleurs. Il reste 14 jours de travail et après Tschüss !
      coeur coeur coeur <3

  4. Bon courage Myriam ! Je pense à fort à toi depuis ma Bretagne où je viens de rentrer !
    J’ai vécu la même expérience que toi jusqu’à la semaine dernière. Je ne mens pas à mes lecteurs : je reste convaincu que l’expérience d’assistant/e de langue est une incroyable opportunité de s’ouvrir au monde, d’apprendre, de voyager … L’expérience est magique, je la recommande. Je connais d’ailleurs plusieurs personnes qui ont adoré leur expérience mais comme tu le sais, dans mon cas, si l’expérience a été géniale, le côté professionnel n’a pas toujours été tout rose. Je comprends ta solitude, ton ressenti, ta déception de te sentir utilisée et pas respectée (comme ton contrat ; qui interdit la correction des copies). Je t’envoie toute mon affection et mon soutien. Tiens bon !

    1. Merci pour ton message. Ça me touche beaucoup.
      Évidemment que l’assistanat est une super expérience, je dirais pas le contraire.
      Mais des fois ce n’est pas de tout repos. Et crois, moi quand tu vis la maladie de l’un de tes parents d’aussi loin, ça n’aide absolument pas. Tu dois t’efforcer de garder la tête froide pour ne pas craquer devant les profs pour ne pas paraître faible et être de bonne humeur devant tes élèves parce que le travail avant tout. C’est juste que des fois, trop c’est trop. Et je ne sais pas faire semblant quand quelque chose me touche.
      Il reste quelques jours et après ce sera fini ! 🙂

  5. bon courage à toi
    heureusement une belle porte s’est ouvert en Allemagne pour toi
    et garder cette malheureuse car elle fait partie de toi ou plutôt de ton passé
    ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort
    tu as su faire de ton mieux pr affronter tout ça sans compter la maladie de ta mère à gérer à distance
    tu es très courageuse

    1. C’est très gentil à toi. Merci.
      Je fais de mon mieux, mais y a des fois t’as juste envie de tout envoyé en l’air. Il ne reste plus beaucoup alors ça ira. 🙂

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